Etienne Tshisekedi Wa
Mulumba
1932 à ce jour
Président National de
l'UDPS
Étienne Tshisekedi wa Mulumba, né à Kananga (anciennement
Luluabourg)
en 1932, est un
ancien premier ministre du Zaïre (ancien nom de la RDC) et président de
l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Il est d'origine
luba du Kasaï.
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Tshisekedi obtient son diplôme de docteur en droit à l'université
Lovanium de Kinshasa en 1961, devenant ainsi le premier diplômé en Droit
du Congo. Déjà en 1960, il est membre du collège des Commissaires
généraux, gouvernement provisoire mis en place par Joseph Mobutu après
un coup d'état, en tant qu’adjoint du commissaire à la Justice, Marcel
Lihau. Entre 1961 et 1965, Dr. Etienne Tshisekedi est le Recteur de
l'Ecole Nationale de Droit et d'Administration (ENDA). Il participe au
gouvernement congolais et devient ministre de l'intérieur et des affaires
coutumières du Président Joseph-Désiré Mobutu en 1965. Il prend part
à la rédaction de la Constitution congolaise de 1967. Cette même année,
au conclave de Nsele, Tshisekedi rédige, avec Mobutu, Justin Bomboko et
Singa Udjuu, le manifeste de la Nsele, créant ainsi le Mouvement
populaire de la Révolution. Ce parti deviendra ensuite le parti unique et
le parti-état.
En 1980, le président de l'Assemblée nationale, Kalume meurt. Mobutu
nomme Nzondomio Adokpelingbo au lieu de son remplaçant légal, Tshisekedi.
En décembre 1980, Tshisekedi et d'autres parlementaires rédigent une
lettre ouverte à Mobutu, la lettre des 13 parlementaires.
En 1982, Tshisekedi participe à la fondation de l'UDPS. Suite à ça il
fait plusieurs fois la prison et subira une oppression avec les autres
fondateurs, certains trouverons même la mort.
Tshisekedi accède une première fois au poste de premier ministre du
Président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga entre le 29 septembre
et le 1er novembre 1991.
Lors de la période d'instabilité politique au début des années 1990,
le Zaïre met en place une Conférence nationale souveraine chargée de
redresser le pays. Ce forum national élit Tshisekedi premier ministre le
15 août 1992.
Un des principaux opposants du pays, Tshisekedi ne peut mener à bien sa
mission de remise sur pied du pays : les occidentaux lui préfèrent Kengo
wa Dondo et Mobutu le haït. À l'encontre des résolutions de la
Conférence nationale, Mobutu démet Tshisekedi de son poste de premier
ministre le 5 février 1993.
Après la chute de Mobutu et du Zaïre, et avant la prise de pouvoir de
Laurent-Désiré Kabila, Tshisekedi profite du vide politique pour
redevenir premier ministre du 2 au 9 avril 1997.
Il refusera d'entrer dans le gouvernement de Laurent-Désiré Kabila en
1997 et dans le Gouvernement de transition en 2003. Il est depuis 1997
avec l'UDPS à la tête d'un mouvement d'opposition non violent, ayant
été à diverses reprises l'instigateur de manifestations, et à
l'origine du boycott, avec peu de succès, du référendum du 18 décembre
2005 sur la constitution d'une Troisième république.
Source : Wikipidia
THISEKEDI: AUTOBIOGRAPHIE
FICHE BIOGRAPHIQUE
1. IDENTITE
a. Né à Luluabourg (Chef-lieu du Kasaï-Occidental) le 14 décembre
1932
b. Père MULUMBA Alexis (décédé)
c. Mère KABENA MWAUKA Agnès (décédé)
d. Marié à KASALU Marthe
e. Originaire
du Territoire de KABEYA KAMWANGA,
du District de TSHILENGE,
de la Province du KASAI-ORIENTAL,
en République Démocratique du Congo.
l.2. ETUDES FAITES
a. Primaires : à la mission catholique des Pères de Scheut à
KABULUANDA (Kasaï-Occidental)
b. Secondaires : Humanités Gréco-Latines au Collège Saint Jean-Berchmans
de Kamponde au Kasaï-Occidental (de 1948 à 1955)
c. Universitaires : à la Faculté de Droit de l'Université
Lovanium de Léopoldville. Je fus le premier Congolais à obtenir, en
1961, le diplôme de Docteur en Droit.
1.3. PREMIERE EXPERIENCE DANS
LA VIE PUBLIQUE
Il 958 à 1978)
1° 1958 -1959 :
Encore étudiant à la Faculté de Droit, je me suis vu promu "
Conseiller au Mouvement National Congolais " " M.N.C " (Parti
Politique).
2° Septembre 1960 à février 1961 :
Commissaire Général Adjoint à la Justice dans le Collège des
Commissaires Généraux (un gouvernement de technocrates mis en place,
après le départ massif et brusque des Belges et après le Coup d'Etat
militaire du 14 septembre 1960 de M MOBUTU, en vue d'assurer le
fonctionnement normal de l'appareil de l'Etat, en attendant que les hommes
politiques s'entendent.
3° 1961 à 1965 : Recteur de l'Ecole Nationale de Droit et
d'Administration ENDA".
4° 1964 : Commissaire aux comptes à la Banque Nationale du Congo.
5° 1965 à 1968 :
a. Elu Député National (PANACO/CONACO) dans la circonscription
électorale de KABINDA au KASAI-ORIENTAL et
b. Ministre de l'Intérieur. Le 24 juin 1967 M. Mobutu promulguait la
constitution de la 2è République dont l'art. 4 stipulait qu'il ne peut y
avoir plus de deux partis politiques en République Démocratique du
Congo.
6° Mai 1968 à février 1969 : Ministre de la Justice
7° Février à septembre 1969 : Ministre d'Etat Chargé du Plan,
de la Recherche Scientifique, de l'Aménagement du Territoire et de la
Coordination de la Planification.
N.B. - Suite aux sérieuses divergences d'options politiques (M. Mobutu
amorçait un revirement vers un monolithisme politique et faisait preuve
d'intolérance face aux manifestations pacifiques des citoyens en
ordonnant notamment le massacre des étudiants de Lovanium, le 4 juin
1969, je fus définitivement écarté du gouvernement).
8° Septembre 1969 à février 1971 : Ambassadeur au Maroc
9° 1971 à 1974 :
a. Elu Député National dans la circonscription électorale de KABINDA
au Kasai-Oriental.
b. Elu 2ème puis 1er Vice -président de l'Assemblée nationale;
c. Membre du Conseil d'Administration de l'UNAZA (Université Nationale du
Zaïre).
10° Septembre 1977 à décembre 1980 :
a. Elu Député national;
b. Président du Conseil d'Administration de la compagnie AIR-ZAIRE .
11° 1965 à 1980 :
Elu, puis plusieurs fois réélu Président de la Section zaïroise de
l'Association Internationale des Parlementaires de Langue Française
"A.I.P.L.F". A ce titre, j'ai participé à plusieurs
conférences internationales et effectué plusieurs voyages à travers le
monde (Europe, USA, Canada. Japon, Corée. Chine, pays africains, etc.).
II. CALVAIRE ET COMBAT POUR LA DEMOCRATIE (l 979 à 1999)
D'une manière générale de 1979 à 1999, ma vie est faite
d'arrestations, de tortures de brimades, de pressions, de bannissements,
de relégations et de résidences surveillées; ce sort a été partagé
avec mon épouse, mes enfants ainsi que plusieurs de mes amis politiques.
1° Juillet 1979 .
Cosignataire de la lettre au Président Mobutu, dénonçant les
violations des Droits de l'homme à l'occasion des "MASSACRES DE
KATEKELAY " au KASAI-ORIENTAL
2° Décembre 1980 :
Cosignataire de la "lettre ouverte au Président de la République",
lettre signée par 13 Parlementaires et pour laquelle mes amis et
moi-même serons arrêtés, déchus de nos mandats parlementaires, jetés
en prison (moi à Kisangani d'abord dans la province Orientale, à Kabeya
Kamwanga ensuite dans la Province du Kasai-Oriental)
3° 15 février 1982 :
a. Création de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social
" UDPS", Parti politique dont je suis un des fondateurs et
présentement "Le Président national".
b. Arrestation des fondateurs de l'UDPS .
c. Condamnation à 15 ans de prison ferme. Je suis envoyé dans la prison
de Belingo, Territoire d'Oshwe, Province de Bandundu.
4° 1983 :
a. libération;
b. relégation en novembre 1983 dans mon village d'origine (MUPOMPA) avec
mon épouse et mes enfants
5° 1985 :
a. Incendie criminel de mon village,
b. Relégation dans le territoire d'lsangi, Province orientale,
c. Libération en fin février 1985;
d. Arrestation en octobre 1985 et condamnation à 18 mois de prison ferme
à Makala dans la Ville de Kinshasa pour "outrage au Chef de l'Etat"
6° 1986:
a. Libération en février 1986
b. Arrestation en juin 1986 et relégation dans mon village d'origine (Mopompa)
au (Kasai-Oriental)
7° 1987 :
Libération
Tournée d'information politique en Europe aux Etats-Unis
d'Amérique et au Canada
Revenant de ce périple, je suis brutalement interpellé et
molesté à l'aéroport de Ndjili; mon seul crime est d'avoir porté
la cravate au cou.
8° 1988 :
a. 17 janvier 1988 : arrestation et détention à la prison
centrale de Makala pour avoir organisé et animé un meeting au Pont
Kasa-Vubu dans la ville de Kinshasa en commémoration du 27ème
anniversaire de l'assassinat du premier Ministre Congolais P.E LUMUMBA.
b. 11 mars 1988 : libération,
c. 08 avril 1988 : relégation à DUNGU d'abord, à MONGA ensuite,
dans la Province Orientale, où je me suis retrouvé, pendant 5 mois,
totalement coupé du monde
d. 22 septembre 1988: libération
9° 1989 :
1er mars 1989 : Je suis placé en résidence surveillée à mon
domicile pendant près de 14 mois, privé du droit de recevoir toute
visite et de sortir de ma résidence.
10° 1990 :
a. 24/04/1990 : ma libération. Création du Directoire National
de l'UDPS, c-à-d. d'une présidence collégiale composée de quatre
personnalités. Je suis membre de ce Directoire National. b. Du
18/11/1990 au 24/02/1991 : Nouvelle tournée d'information politique
aux Etats Unis d'Amérique, au Canada et en Europe Occidentale. Je suis
reçu au Département d'Etat Américain et dans plusieurs milieux
politiques ainsi qu'auprès des organisations de la Défense des Droits de
la personne humaine.
11° 1991 :
a. 24/03/1991 : Retour à Kinshasa (République Démocratique du
Congo) et accueil par près de 2 millions de compatriotes en liesse.
b. 22/07/1991 : Nomination, sans être consulté par M. Mobutu, en
qualité de Premier Ministre. Je décline cette nomination à la grande
satisfaction de notre peuple.
c. 30/09/1991 : Désigné Premier Ministre par consensus unanime
des représentants de la classe politique réunis au Palais de Marbre (résidence
de M Mobutu, lequel présidait cette réunion). Mais le gouvernement
d'Union Nationale et de Salut Public que je venais ainsi de constituer a
été empêché de fonctionner normalement par M. Mobutu dès la première
semaine de ses activités.
12° 1992 :
Elu Premier Ministre Chef du Gouvernement par la Conférence Nationale
Souveraine avec 72 % des suffrages exprimés (aux bulletins secrets) le
15/08/1992; mais une fois de plus le gouvernement que je venais de
constituer avait été mis par M. Mobutu dans l'impossibilité de
fonctionner après 3 mois de gestion transparente du pays.
II est vrai que lors de mon élection à la Conférence Nationale
Souveraine, M. Mobutu m'avait opposé sans succès, quelques candidats
acquis à sa cause et que mon programme annonçait clairement un
changement radical des mentalités et des méthodes de gestion ainsi que
la réalisation des priorités fixées par notre peuple réuni à la
Conférence Nationale Souveraine.
13° 1993
04/09/1993 : Investi en qualité de Chef de toute l'Opposition
Démocratique Interne c-à-d de toutes les forces politiques et sociales
acquises au changement démocratique dans une bipolarisation de la vie
politique nationale.
14° 1994
Présenté officiellement et régulièrement en qualité de Premier
Ministre, conformément aux dispositions de l'Acte Constitutionnel de la
transition (Art. 78) par la famille politique à laquelle n'appartenait
pas le Chef de l'Etat Mobutu c'est-à-dire par l'Union Sacrée de
l'Opposition Radicale et Alliés. Le refus de M. Mobutu de respecter
l'Acte Constitutionnel qu'il avait lui-même promulgué ouvre la voie à
une grande crise politique qui allait être exploitée par une opposition
armée dont M. Laurent Désiré Kabila était le porte-parole en 1996 -
1997
15° 1996
Du 6 janvier au 26 février 1996
Tous les partis politiques de l'opposition à M. Mobutu et toutes les
associations civiles acquises au changement tiennent leur congrès appelé
Etats Généraux de l'Opposition " (EGO) pour dresser le bilan de
leur lutte, redéfinir leurs objectifs et leurs stratégies ainsi que les
structures nouvelles appelées à les animer dans cette nouvelle phase de
combat.
A l'unanimité de tous les participants, je suis reconfirmé dans mes
fonctions et rôle de Chef de file et de Chef de la famille politique
opposée à celle de la mouvance présidentielle de M. Mobutu.
16° 1997 :
a. 03/04/1997 : Ma réhabilitation en qualité de Premier
Ministre par le Parlement de Transition (HCR - PT) : M. Mobutu souscrit
formellement à cette réhabilitation, contraint par la tournure politique
des événements. En effet, la rébellion armée, soutenue par notre
peuple, accumulait succès et victoires sur les forces mobutistes.
b. 06/04/1997 : Je réhabilitais toutes les Institutions politiques
issues de la Conférence Nationale Souveraine à savoir : Le Président de
la République, le Haut-Conseil de la République, le Gouvernement de
Salut Public et les Cours et Tribunaux.
c. 09/04/1997 : M. Mobutu utilise ses forces armées pour
m'empêcher de rejoindre mon bureau de travail (à la Primature) et de
travailler.
d. 16/05/1997 : Le dictateur Mobutu comme je le lui avais prédit
quelques années plutôt, prit la fuite vers un exil sans retour.
e. 17.05.1997 : La rébellion armée, soutenue militairement et
massivement par des troupes étrangères (du Rwanda, de l'Ouganda et de
l'Angola) entre à Kinshasa dans un enthousiasme populaire indescriptible.
Laurent Désiré Kabila s'auto-proclame "Chef de l'Etat " à
partir de son poste d'opérations militaires de Lubumbashi, au Katanga.
f. 23/05/1997 : Dès les premiers discours politiques de M. Kabila
à Kinshasa, il se révéla être un vrai dictateur sur les traces de M.
Mobutu; je me suis empressé de prévenir en ce sens l'opinion nationale
et internationale et d'inviter notre peuple à combattre cette nouvelle
dictature.
g. 25/05/1997 : Je mettais à la disposition de M. Kabila 4
juristes de l'opposition démocratique interne pour l'aider à mettre sur
pied un cadre juridique consensuel (qui proclame et protège les droits de
l'homme, les libertés fondamentales et une gestion transparente) tel que
voulu par notre peuple à la Conférence Nationale Souveraine. C'est ce
cadre qui devait régir le pays réconcilié jusqu'à la tenue des
élections que nous voulons libres démocratiques et transparentes. Des
contacts politiques au niveau d'experts sont engagés en ce sens.
h. 26.06.1997 : Un groupe des militaires m'arrêteront vers minuit,
me brutaliseront et me séquestreront à la résidence du Commandant
Masasu, alors Conseiller Spécial de M. Kabila.
i. 27.06.1997 : Ma libération
17° 1998 :
a. 12.02.1998 : Une équipe des militaires m'arrêteront la nuit,
me brutaliseront et me conduiront dans les cachots secrets de la Police
Politique de M. Kabila.
b. 13.02.1998 : je suis relégué dans mon village d'origine
Kabeya-Kamwanga au Kasaï-Oriental) et mis en résidence surveillée comme
à l'époque de M. Mobutu.
c. 01.07.1998 : Ma libération et mon retour organisé par la
Police politique de M. Kabila à ma résidence de Kinshasa dans le plus
grand secret.
d. 09.07.1998 : Treize de mes collaborateurs venus me saluer à
l'occasion de mon retour de la relégation sont arrêtés et gardés aux
cachots de la police politique de M. Kabila pendant près d'un mois.
C'est pendant cette période de tension politique qu'éclatera, le
02/08/1998, la deuxième guerre civile dirigée contre le régime de M.
Kabila et, comme en 1996, activement et massivement soutenue par les
forces armées étrangères (Rwanda, Burundi, Ouganda); tandis que M.
Kabila recevait l'appui actif et massif de l'Angola, du Zimbabwe, de la
Namibie, du Soudan, etc..
A ce jour, plusieurs cadres et combattants de l'UDPS sont toujours gardés
soit dans des cachots secrets de la police politique de M. Kabila et
soumis à des séances de torture ; soit dans des cellules de la prison
centrale de Makala à Kinshasa. C'est le cas de quelques membres du
Comité National, Parlement du Parti du Porte-parole de l'UDPS : de
quelques membres des structures de base du Parti, ainsi que de simples
combattants du parti. Leur seul crime est d'avoir réfléchi ou analysé
la situation politique de manière différente de celle du régime Kabila!!!
e. 23.08.1998 : Dans un appel solennel, pathétique et patriotique,
j'invitais toutes les parties belligérantes à arrêter la guerre et à
privilégier la recherche d'une solution politique et diplomatique
négociée à la crise Congolaise.
f. 04.09.1998 : Dans mon mémorandum adressé à la Communauté
Internationale
(ONU, UE, OUA), au Président Kabila et aux pays voisins, j'expliquais
que l'origine de cette deuxième guerre civile résidait dans le manque de
démocratie et dans la mauvaise gouvernance du pays par le régime Kabila;
et que la solution ne pouvait être que politique et diplomatique, issue
de négociations politiques entre les représentants du pouvoir de
Kinshasa, de l'opposition armée et de l'opposition interne. Je proposais
un plan de paix concret en ce sens.
18° 1999 :
a. 10 juillet 1999 . Un accord de paix est signé à Lusaka
entre toutes les parties en conflit. Une solution politique et
diplomatique négociée est préconisée comme seul schéma incontournable
pour ramener la paix et bâtir un nouvel ordre politique en RDC.
b. 22/07/1999 : je rendais publique, au nom de toutes les forces
politiques et sociales acquises au changement démocratique, notre
déclaration politique par laquelle nous acceptions formellement l'accord
de paix de Lusaka ainsi que la facilitation du Père Mateo de la
communauté Catholique Sant Egidio de Rome (en Italie).
Fait à Kinshasa, le 07/12/ 1999
Etienne TSHISEKEDI wa MULUMBA
Source: udps.org
CRITIQUES CONTRE M. TSHISEKEDI
1. Conseiller de Patrice-Emery Lumumba (MNC) qu'il quitte pour suivre
Albert Kalonji. Pourquoi choist-il celui-ci et non celui-là ? Il faut
espérer qu'il y avait des raisons profondes à la base de ce choix et non
les simples affinités régionales ou tribales.
2. En 1960, il entre au Collège des Commissaires généraux issu du
premier "coup d'Etat" de Mobutu. Rappelons que c'est ce coup qui
a mis fin à la légitimité des urnes. Nous étions en régime
parlementaire presque de type belge avec un chef d'État élu seulement
par le parlement alors que les parlementaires, eux, sont élus par le
peuple et que le chef de la majorité au Parlement -Patrice-Emery Lumumba,
en l'occurence- est, de droit, le chef du gouvernement (il détient la
légitimité populaire bien plus que le Chef de l'État). Le collège des
commissaires généraux qui a remplacé le gouvernement légitime était
donc illégal et anti-démocratique. M. Tshisekedi a participé à cette
structure.
3. Ministre de la justice de l'État autonome du Kasai. M. Tshisekedi a
donc activement participé à une sécession et si celle-ci avait réussi,
la carte de la RDC ne serait pas ce qu'elle est aujourd'hui!
4. Avec le deuxième coup d'État de Mobutu, il est appelé au
gouvernement comme ministre de l'intérieur et des affaires coutumières,
un des postes-clés de tout gouvernement. Ce deuxième coup a aussi mis
fin à une légitimité conférée par les urnes (des élections
générales venaient d'avoir lieu précédées par la promulgation d'une
nouvelle constitution). Nouvelle participation à un gouvernement illégal
et anti-démocratique.
5. Il quitte le ministère de l'intérieur pour celui de la justice. Il
est, avec Joseph Nsinga et quelques autres, le grand juriste du régime.
C'est à cette période qu'est élaborée et promulguée la constitution
de la Deuxième République. Cette constitution, dans sa version originale
déjà, contenait les germes de la dictature et du monopartisme. Certes,
elle limitait le nombre de partis à deux, mais pourquoi et de quel droit
n'offrir au peuple le choix qu'entre deux partis?. Surtout que ceux qui
allaient choisir ce hypothétique deuxième parti s'affichaient comme
opposants, adversaires ou ennemis de celui qui "a sauvé le
Congo", donc favorables à l'ordre ancien qu'on nous avait sppris à
ne voir que négativement. D'ailleurs, au cours d'un entretien avec la
presse, Mobutu avait dit: "j'ai créé mon parti, j'attends le leur".
"Le leur", c'était celui qui devait regrouper tous ceux qui
n'étaient pas d'accord avec lui et M. Tshisekedi n'était pas au nombre
de ceux-là (il était dans son gouvernement et on ne le voyait pas
prendre la tête d'un parti opposé à Mobutu et au gouvernement au sein
duquel il siégeait!).
6. Il est possible qu'il ait divergé avec Mobutu sur la définition du
bipartisme, mais cela ne l'a pas empêché de devenir l'un des grands
manitous du MPR (Responsable du Secrétariat national, responsable de la
Commission "politique générale" du parti). Le MPR s'imposait
déjà comme ... parti unique. Soit dit en passant, le MPR a été créé
en 1967 et non en 1970 comme dit dans la biographie.
7. Pendant les massacres de Katekelayi, il est député. Les députés
provenaient tous du MPR et le candidat du MPR était le seul en lice.
Autant dire qu'ils étaient nommés par Mobutu.
8. Alors que M. Tshisekedi gardait ses enfant à l'abri, lui et son parti
politique l'UDPS ont envoyés plusieurs centaines d'enfants d'autrui
mourir par balle dans des manifestations brutalement réprimées par le
pouvoir en place.
9. M. Tshisekedi aime parler au nom du peuple souverain dont il dit
défendre la cause. Pourquoi a-t-il alors soutenu les sanctions
économiques imposées par les occidentaux contre le régime du Maréchal
Mobutu, sanctions qui ont aggravé le marasme du tissu économique
national et qui sont à la base, non pas de la mort de M. Mobutu mais, des
millions des Congolais.
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