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Joyeux anniversaire Félix Manuaku Waku
19 août 2009 - Joyeux anniversaire
Félix Manuaku Waku, ce 19 août 2009, en cette année du 40 ième
anniversaire de l'orchestre Zaïko Langa-Langa. Depuis 1973, la
presse Congolaise désigne Pépé Felly comme le meilleur
guitariste de la troisième génération, celle de la musique dite des
jeunes à l'époque, autrement dit de la pop Africaine. Ce virtuose de
la guitare a inventé un style et un son le « SEBENE », raison pour
laquelle les journalistes Congolais écrivent et déclarent que Pépé
Felly est le créateur de la troisième école de guitare dans la
musique Congolaise moderne. Les deux autres écoles étant crées par
Franco Luambo Makiadi du T.P. OK Jazz et Docteur Nico Kassanda de
l'African-Jazz avec Grand Kallé et l'African-Fiesta. Evoluant
toujours au sein de Zaïko langa-langa, Pépé Felly monte en
1978 avec Ray Lema, l'orchestre expérimental les Ya Tupas, pour améliorer
les sonorités de la musique Congolaise. Cette expérience fût
couronnée de succès puis les Ya Tupas remportent le prix
"Maracas d'or". En 1979, Pépé Felly introduit le synthétiseur
dans la musique Congolaise.
Bien avant l'arrivée de cet instrument dans la
musique de sa terre natale, il osa prêter ses pédales de guitare au
pianiste Nzenze. Ainsi, pour la première fois des sons similaires au
synthétiseur prenait place dans la musique de Kinshasa. Pépé Felly
est une figure emblématique (peu connue du grand public) de
cette guitare qui a littéralement dominé la musique de Zaïko,
formation qu'il quitte en 1980. C'est aussi un talent sans frontières.
Il a joué en 1977 avec Tabu Ley Rochereau au festac de Lagos,
enregistré « Love me Love me » avec Jimmy Cliff, la star de
la musique Jamaïcaine, le chanteur Français Jacques Higelin. En
1980, Pépé Felly fonde le groupe Grand Zaïko Wawa, désigné
meilleur orchestre de l'année 1984 par les mélomanes et la presse
Congolaise. En 1985 et 1988, le Grand Zaïko Wawa effectue une tournée
mondiale qui le conduit successivement au Congo-Brazzaville, au Gabon,
au Rwanda, au Burundi, au Niger, en Suisse, en Belgique, en Autriche
et en France. SOURCE : Manuaku Waku, Dom Pedro, Djamba Yohé ou
quelqu'un d'autre, je n'ai pas trouvé la signature de paternité du
paragraphe.
1. DES GUITARISTES
En effet, des guitaristes, le Congo en a eu à
foison, mais chacun d'entre-eux a sa particularité. L'exception
de Manuaku, c'est le fait qu'il est parmi les immortels dont
l'empreinte n'a pas disparu des sables de la ville, sa ville Kinshasa,
son pays natal, la RDC, et son Afrique d'immersion phylétique, havre
paradisiaque et la source de sa vie. Dans les rocs, dans les
falaises, sur les plages et dans les caillasses, Pépé Felly est là
et ses doigts continue de décortiquer les sons que le vent emporte
aux quatre coins cardinaux. Les uns appelle ce jeune homme de
l'Avenue de la Victoire de nos Armées de la Force Publique, par nos pères
et nos grands pères, vainqueurs en 1914-1918 et 19140-1940 à Assossa,
Saïo, Gambela, Éthiopie, Birmanie, Palestine et même d'autres théâtres
d'Europe que la Belgique tait par faiblesse pour ne pas trahir l'héroïsme
de nos troupes combattantes à Bastogne, à Liège, à Anvers dans le
"Léopoldville" navire de guerre coulé avec les nôtres,
Pierre Félix. Dans ce deux prénoms, il y a des sens magistraux
du destin qui balisent les marches de ce musicien. Avec la
Pierre, on bâtit des fondations et avec Félix, on tisse la félicité
et on est porté dans l'apothéose par un élan d'excelsior, mot latin
qui signifie : "Toujours plus haut".
Ce n'est pas faux, Manuaku Waku avait un idéal
d'aller toujours plus haut tout en demeurant au sol pour bâtir, avec
ses compagnons d'Orphée l'édifice "Zaïko Langa-Langa".
Qu'il eut eu des renommée dense et pleine de prestige, le jeune Felix
n'a pas craint les légendes d'avant lui, mais il n'a pas non plus
insulté leur éclat. On fond de sa pensée roucoulait les mélodies
apprises de son père et de son grand-père D'Oliveira, un autre
virtuose du temps de Wendo Sor et Adou Elenga. Je pense que la
chanson que Franco et Mayaula ont repris de Chérie Bondowe, à leur
façon, est l'oeuvre de D'Oliveira dans les années '40, sinon alors
le nom du tire à l'origine. Ce vieux en composé beaucoup, je
pense en particulier au tue que mon grand père aimait "Ndumba
Ubakidi kivumu". Si d'aucuns demandent à Michelino
Mavatiku, c'est quoi cette chanson-là, ils en auront la réponse car
la scène se passe dans son enfance à Matadi, à Nzanza et Kitomesa.
Mais ce n'est pas de cela que je veux parler, d'une
chanson particulière de Tino Rossi que chantait le vieux D'Oliveira
et Grand Kallé aussi, c'est "Tant qu'il y aura des étoiles".
C'est dans le texte de ce succès que Manuaku a dit qu'il ferait sa
facture dans la randonné musicale prise comme croisière de toute une
vie. Vous voulez vous en souvenir ou l'apprendre ? Ce pas
mal ! Dans cette chanson, il y a un message de la vie qui martèle
l'importance pour l'être humain d'accepter ce qu'il est et d'être
heureux. Manuaku s'est comporté sous le voile de cette
philosphie, mais ila aussi admiré l'harmonisation de cette oeuvre.
Voici la musique et le texte : http://gauterdo.com/ref/tt/tant.qu.il.y.aura.etoiles.html,
Cette composition de Vincent Scotto, elle est chantée par Tino Rossi,
c'était en 1936.
Tant qu'il y aura des étoiles
On est des clochards on n'a
pas d'abri
On vit dans les rues sans
fin
On a l'ventre vide et le coeur
meurtri
Et l'on crève de froid et
de faim
Mais nous avons nos
richesses malgré tout
Le vent du soir le
printemps si doux
Tout ça c'est à nous.
Refrain
Tant qu'il y aura des étoiles
Sous la voûte des cieux
Y'aura dans la nuit sans voile
Du bonheur pour les gueux
Nous les gars sans fortune
Nous avons nos trésors
Seul un rayon de lune
Vaut le plus beau décor
Ici à la belle étoile
On s'ra toujours heureux
Tant qu'il y aura des étoiles
Sous la voûte des cieux.
Y'a pas de tapis en dessous des ponts
Ni
de ciel de lit en soie
Mais il y a de l'air je vous en réponds
Et
puis l'on s'y trouve chez soi
On
est bercé par la chanson du vent
On
n'a pas chaud mais on fait pourtant
Des
rêves enivrants.
La guitaristicité de Pépé Felly est un travail
d'histoire et de postérité. Histoire parce qu'il y a quarante
ans ce jeune musicien naissait à la réalité du monde des artistes,
à la postérité parce qu'il est devenu immortel et inoubliable à la
mémoire de notre peuple, de sa musique et de son anthologie du
Conservatoire de Musique et d'Arts Dramatiques. manuaku a touché
tout le monde et son souvenir a commencé à construire ses monuments
en Afrique, en Amérique du Nord, à Cuba et dans toute l'Amérique
latine. Même si la RDC est émêchée par ce temps qui passe,
ce Congo blessé avance avec la puissance de Dieu qui s'exprime dans
les hommes comme manuaku Waku dans les tons des régistres musicaux et
culturelles. Manuaku a des médailles reçu de la République du
Zaïre, du Nigéria, du Congo-Brazzaville et d'Europe qui célèbre
son talent. Ce sont des choses qu'il faut redire pour rendre
conscient nos jeunes qui vont demain embrasser le métier de musicien,
d'historien, de journaliste et le métier inévitalbe, celui d'être
Congolais et à jamais. On ne se disloque pas de sa nature.
2. DOCTEUR EN MUSIQUE
Il est temps le Ministère de la Culture se
grouille pour honorer les Congolais les plus méritant des dernières
cinquante années du 30 juin 1960 à aujourd'hui. Ces hommes et
ces femmes sont nombreux dans notre collectivité. Je m'en
voudrai de ne pas citer quelques-uns. Les Joueurs de l'Équipe
narional, les des Léopards, ceux d'Englebert TP Mazembe, de Vita
Club, de Dragon, d'Imana, de Tshinkunku, de Sanga Balende, de Muungano,
de Mbandaka, de Kisnagani et des ailleurs intérieurs du Congo.
Pierre Kalala, Kazadi Robert, Jento Kibonge, Raoul Kidumu, Kakoko
Etepe, Saïo Mokili, Brinch, Kalonzo, Kembo Ub Kembo, Ngenibungi (même
morts) ont pour titre encore non-décérné de "Dieu des Stades".
Qui peut nier la valeur de ces joueurs qui ont même joué en Coupe du
Monde et fait entrer toute l'Afrique dans la mémoire footbalistique
de notre temps ?
Il en va de même en musique. Il y a Grand
Kallé, Franco, Rochereau, Vicky Longomba, Wendo kolosoy, Simaro
Masiya (même morts) sont des des génies, sinon des véritables
communicateurs que nul époque du Congo n'a produit à profusion.
Or, actuellement, il n'existe plus qu'un seul style chez les jeunes
guitaristes, c'est celui de Manuaku Waku, la façon de jouer la
guitare comme Pépé Felly. De Wenge Musica à la diversité des
tendances, en revenant hier sur les sillons de "Pro Familia
Dei" Zaïko Langa Langa, c'est Manuaku qui est perpétué dans le
son. Déjà, les premières chansons de Isifi Lokole avec le
soliste Shora, c'était du Manuaku tout craché. Refuser de
reconaître cette vérité, c'est se maculer des tâches sur le
costume de sa probité et se charger d'une teinte qui décoiffe sa
coupe de gentlemen.
Il est temps pour le Congo d'élever ses fils
dignes à des hauteurs d'une excellence remarquable et un éclat qui
ne souffre pas de luminiscence. À l'occasion des quarante années
de Zaïko, il faut que l'opinion publique exige que l'État prenne une
décision exécutoire de prendre en charge la retraite des musiciens,
des footballeurs comme Kalala et de les loger dans les résidences que
la République doit construire pour eux. Les États-Unis, le
Canada le font. En d'autres mots, manauku, Simaro, Kalala,
Kalonzo doivent être bénéficiaire d'une retraite automatique de l'État.
En effet, ce que ces hommes là ont accompli est au-dessus des mérites
de la plupart d'entre nous. Mais avant de faire vivre cette réolustion
exécutoire, il est impérieux que nos Universités décernent à nos
musiciens le grade qui est le leur puisque les étudiants font leurs mémoires
sur manuaku, sur Papa Wemba, sur Simaro et sur Franco. Je
propose que le titre de Docteur soit décérné aux personnalités ci-après
de Zaïko Langa-Langa et leurs aînés par qui ils ont appris beaucoup
:
1.. Docteur en Musique, option guitare et variation chromatique
à Manuaku Waku ;
2.. Docteur en Musique option formation chant à Nyoka Longo
(La Tout Neige, Awa, Nalali Pongi), etc ;
3.. Docteur en Musique rythme et fantaisie musicale à Papa
Wemba (Mère Supérieure, Mokonionio, Analengo), etc ;
4.. Docteur en Musique à Simaro Lutumba, option communication
sociale et philosophie culturelle du Congolais ;
5.. Docteur en Musique, à Mavatiku option fusion des styles et
guitare classique appliquée dans la Rumba ;
6.. Docteur en Musique, option audace et gymnopédie à Ray
Lema pour toute son oeuvre du Baby national aux Iss Boys jusqu'au
Ya'Tupas sans oublier ses réalisations en Bulgarie auprés des
chorales traditionnelles de l'Europe de l'Est ;
7.. Docteur en Musique rock à Ye Bondo Bovick, le johnny
Halliday de la RDC des années '60.
Cet éventail n'est pas exhaustif, mais il est
suffisamment assez révélateur pour que la RDC se fourvoyent plus
quant à ce qu'elle devra faire pour honorer ses artistes. Pépé
Felly n'a jamais quitté Zaïko ni le Congo. Ce guitariste a
donné le meilleur de lui-même, son style est une école pour
apprendre à jouer de la guitare. Celui qui va visionner Manuaku
dans le studio de "Radio-Mangembo" du célébrissime Joseph
Pululu, la perle de Kintambo à Paris, écoutera ce que dit ce jeune
homme qui a eu la chance de s'amuser à égratigner la guitare avec Pépé
pour les plaisir des auditeurs de Lutèce. Vien plus, le
documentaire de Dom Pedro est assez significatif pour témoigner sans
ambages des révélations que je fais sur ce mythique guitariste
qu'est Pierre-Félix. C'est de ce prénom que vien le nom de Pépé
Felly. P comme Pierre et F comme Félix. Haha, bodutaka.
Mbuta Mashakado alobi "Tout droit na canaille kaka".
En tout c'est l'époque de la chanson Elo, Mashakado, Mizou, Ba nyango,
Cité d'ambiance, Pacha Labaran. Ceci ne peut offusquer personne,
le seul musicien dont on a cherché à remplacer dans Zaïko, c'est
Manuaku. Pourquoi, la raison est que, sans son style, le Zaïko
perd la saveur de sa tonalité et de son identité sonore. Cela
signifie visiblement et symboliquement que manuaku Waku n'a ajamais
quitté le Zaïko Langa Langa. Mais pour bien comprendre ce mystère,
il faut lire mon livre sur les quarante année de Zaïko Langa Langa.
Joyeux anniversaire Pépé Felly
Djamba Yohé,
Gaston-Marie F.
Le Congolais de l'Atlantique Nord,
Ottawa, le 18 août 2009,
Canada.
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